Critique de Rambo 4
Rambo IV est de loin le plus sanguinolent de tous les rambo. L'approche du personnage de Rambo est respectée, vieux héros modeste, blasé, engagé malgré lui. Même si le film consiste encore en un sauvetage inespéré dans la cambrousse. Contrairement aux autres Rambo qui montraient toujours la progression du héros même, ce film laisse un peu de marge à Rambo et le laisse respirer. Celui-ci arrive toujours au moment opportun, à l'image d'un Superman.
Point comparable avec Rocky Balboa (tous deux réalisés par Stallone), le héros semble à chaque fois être décalé du monde, le monde le dépasse. Le travail de Stallone est puissant dans la mesure où il est capable de faire de ses héros, des héros marginaux. Pendant la première demi-heure, Rambo est humilié, déconsidéré par tous les personnages qui le croisent avant de reprendre le dessus jusque la fin du film. Ce qui aide le public à apprécier ce personnage brisé que l'on est à la fois admiratif de voir mais que l'on prend malgré tout en pitié. La fin clôt définitivement cette saga, quoi que disent les sceptiques, une page du cinéma est tournée !
A noter aussi, une musique qui n'est pas pour déplaire, en fait ce dernier opus a tous les attributs pour se revendiquer comme un grand film de guerre bien qu'en dessous des modèles du genre.
Résumé de Rambo 4
Un groupe de médecins américains fait appel à John Rambo pour remonter le fleuve jusque la Birmanie. Après une longue hésitation, celui-ci accepte. 15 jours après les avoir laissé sur place, il apprend que ceux-ci ont été kidnappé, y compris une jeune femme qui semble l'avoir séduit ...
Citation(s) :
- Mourir pour une cause ou vivre pour rien








































