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Nom : Romero
Prénom : George Andrew
Date de Naissance : 4 Février 1940
Nationalité : Americaine
Métier : Producteur, réalisateur, scénariste

Fiche réalisée par François de cineannales

La carrière cinématographique de George A. Romero débute en 1954, alors qu’il n’a que quatorze ans, lorsqu’il jete un mannequin enflammé du toit d’un immeuble pour réaliser un court métrage qu’il intitula Man from the Meteor. Dès ce jour, ce jeune du Bronx est lancé dans des délires anarchiques qu’il tente de rendre à l’écran. Sa vie est marquée par l’énorme travail effectué sur la série des Morts-vivants qui compte aujourd’hui quatre volets et à travers laquelle Romero fait sa critique sur divers points de la société, guerre froide, industrie chimique et nucléaire, matérialisme… son œuvre va servir à illustrer ses pensées et ses peurs les plus profondes. Lorsque Romero sort "La Nuit des Morts-vivants" en 1968, non seulement il entre dans le panthéon des réalisateurs indépendants qui sont respectés par les critiques et les spectateurs, il change aussi le cinéma d’horreur à tout jamais. Son film au même titre que "Psychose" d’Alfred Hitchcock en 1960, "L’Orgie Sanglante" de Herschell Gordon Lewis en 1963, ou encore "Rosemary’s Baby" de Roman Polanski en 1968, parvient à briser les tabous des censeurs américains permettant ainsi à la génération suivante de peaufiner leur films avec plus de libertés.

"La Nuit des Morts-vivants" est considéré comme l’origine du film splatter des années 80 et de films tels que "Evil Dead" de Sam Raimi en 1981 ou "Bad Taste" de Peter Jackson en 1987 car il est perçu aujourd’hui comme le premier véritable film gore même si le film tourne plus autour d’un véritable horreur qu’une violence graphique dont fera preuve ses films à venir. "La Nuit des Fous Vivants" que Romero réalise en 1973 est souvent interprété comme étant la récapitulation des évènements antérieurs à "La Nuit des Morts-vivants" et aussi comme une explication logique pour comprendre pourquoi les hommes deviennent des zombies. Le film bien que moins réputé que la série des Morts-vivants conserve toutefois toute l’ampleur apocalyptique dont avait fait preuve Romero auparavant.

Entre deux, Romero montre à deux reprises des situations d’amour difficile dans" There’s Always Vanilla" en 1971 et "Hungry Wives" en 1972. Dans le premier, il montre l’amour impossible entre un homme et une femme plus âgée mais aussi la facilité avec laquelle l’homme peut profiter de son prochain. Dans le second, il évoque une femme qui a recours aux meurtres et de la sorcellerie à cause de l’échec de son couple. Le réalisateur va de nouveau mettre en scène le thème de l’amour difficile dans son deuxième film de la série des Morts-vivants, à savoir "Zombie" en 1978. Ce film a pour but de critiquer la société de consommation dans laquelle vie les Etats-Unis de l’époque. Le seul couple du film finit par se séparer car l’homme est obsédé par le matériel et le confort qui à ses yeux passe avant la survie de l’espèce humaine. "Zombie" est un film choquant par ses effets visuels qui rendent le film beaucoup plus graphique que son prédécesseur ce qui est dû en grande partie à la participation du magicien Tom Savini.

Les débuts des années 80 voient Romero collaborer avant Stephen King pour concevoir cinq histoires de terreurs inspirées des EC Comics des années 50 dont l’ensemble est intitulé "Creepshow". Pendant toute sa carrière Romero a toujours fait le point sur l’importance des EC Comics sur son œuvre. C’est grâce à ces bandes dessinées que Romero a su créer cette ambiance qui est un mélange d’horreur et d’humour noire et par laquelle on reconnaît son œuvre. En 1985, Romero ajoute un troisième volet à la série des Morts-vivants, "Le Jour des Morts-vivants", et on aperçoit immédiatement cette touche EC Comics qui paraît plus présent qu’avant, ce qui est sûrement dû au côté plus comique du film.

A la fin des années 80, Romero s’éclipse peu à peu, il fait partie de cette bande de réalisateurs qui refusent de se plier aux lois des blockbusters, comme John Carpenter, Wes Craven et Tobe Hooper. Leurs films deviennent vite surpassés par des œuvres plus conséquentes qui utilisent toutes les possibilités des technologies de l’époque. Romero collabore tout de même avec Dario Argento en 1990 pour les "Deux Yeux Maléfiques" et adapte un roman de Stephen King en 1993, "La Part des Ténèbres". Sa carrière semble alors s’arrêter ici mais sept ans plus tard il revient avec un nouveau film, "Bruiser" qui met en scène une histoire de vengeance mais cette nouvelle tentative passe presque inaperçue.

Bizarrement, c’est en 2004 que la carrière de ce réalisateur oublié va rebattre des ailes lorsqu’un remake de "Zombie" sous le nom de " L’Armée des Morts" est réalisé par Zack Snyder et lorsqu’un hommage comique de la part d’Edgar Wright, "Shaun of the Dead", connaissent un succès immédiat. On entend vite reparler de George A. Romero et il n’est pas étonnant que lorsqu’il sort un quatrième volet à sa série, "Land of the Dead" en 2005, qu’il reconnaisse la même acclamation qu’autre fois.

Romero est un réalisateur talentueux qui a de messages à faire passer. Il est toujours resté fidèle à ses racines ce qui a connu la mort temporaire de sa carrière pendant les années 90 mais qui a aussi contribué à faire de lui un des réalisateurs d’horreur les plus respectés à travers le monde. Il a aujourd’hui deux projets en cours : encore un film apocalyptique de zombies et une adaptation du roman de Stephen King, "Roadmaster."

Fiche réalisée par François de cineannales

Films marquants

2007 : Diary of the dead
2006 : The land of the dead
1992 : La part des ténèbres
1986 : Le jours des morts vivants
1982 : Creepshow
1978 : Zombie (Dawn of the dead)
1968 : La nuit des morts vivants

Liens

Wikipedia
Biographie de George A. ROMERO

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